Elaboration : 18-22/11/2004 Reprise : 26 Février, 2015

Rebelle sérieusement armé, serveur hautement aimé,
Michel COLOMBIER,
une rencontre peut-être manquée pour l'"image" Guétary.

Le nom de Michel Colombier n'apparaît que tard et sur une courte période dans la carrière de Georges Guétary, pour une part non négligeable, certes, mais non majeure :
Quand TITRES Auteurs Compositeurs Conduite/Orchestration cd
1968 Québec et France CINQUANTE MILLIONS DE FRANÇAIS Michel Salvador Denjean/M. Colombier  
LE BONHEUR M. Colombier
Wings recording session,
conducting "Emmanuel",
DR via http://www.michelcolombier.com/
Long box
DEUX AMANTS  
MERCI M. TOSELLI Lux Toselli, adpt M. Colombier
CET ANNEAU D'OR
(She wears my ring)
Carrel Boudleaux-Bryant Long box
RIEN NE VA POUR LA JAVA Dumoulin Moutet  
AH! DIS DONC ! Vincent Level
1969 LES "JE T'AIME" Auzépin ou Pico Pico Auzépin Castan/M. Colombier
"C'est dommage peut-être que Georges Guétary n'ait pas poussé plus avant la collaboration", se dit-on lorsqu'on découvre les noms prestigieux pour lesquels Michel Colombier a travaillé :
Madonna, Kronos Quartet, Jaco Pastorius, Prince, Herb Alpert, Supertramp, The Los Angeles Chamber Orchestra, Barbara, Serge Gainsbourg, Petula Clark, Roberta Flack, The London Symphony Orchestra, Barbra Streisand, Johnny Mathis, The Canadian Brass, Charles Trenet, The Beach Boys, Branford Marsalis, The English Chamber Orchestra, Herbie Hancock, Bill Withers, Joni Mitchell, Jean-Pierre Rampal, Earth Wind & Fire, Stéphane Grappelli, Charles Aznavour, The Los Angeles Philharmonic, Ernie Watts, Flora Purim & Airto, Folon et l’orchestre de l’Opéra de Paris.
Probablement trop peu parlant pour la plupart, ce sommaire d'inventaire réveillera probablement la mémoire de maints lecteurs français et belges au moins si on y souligne la coopération avec Jean-Michel Folon : rappelez-vous l'aquarelle animée de ce léger générique télévisé d'Antenne 2 intimement lié à sa musique évanescente..
Or, sachez que cette composition musicale ne fut pas créée pour le générique : c'est la mort, à 5 ans, d'un des enfants de Michel Colombier qui la suscita; laissez votre mémoire la raviver ou revivez-la, vous entendrez la sensibilité transcendante du compositeur dont les compositions comportent :
• une centaine de musiques pour le cinéma [Jean-Pierre Melville (Un Flic) et Jacques Demy (Une chambre en ville) sont ses premiers demandeurs]
• de la musique pour le théâtre (Le Bourgeois gentilhomme à la demande de Jean-Louis Barrault à l’occasion du tricentenaire de Molière à la Comédie française),
• des musiques de ballet (pour Mikhail Baryshnikov, Twyla Tharp, Roland Petit, Jean Babilée, Daniel Ezralow, American Ballet Theater et Les Ballets de l’Opéra de Paris),
• des musiques de chansons, de la musique de chambre, des œuvres symphoniques, deux concerto, deux operas-videos;
• maintes récompenses prestigieuses.
Pourquoi cet attrait, pourquoi cette confiance ?
Formé complètement et solidement par son père dès l'âge de 6 ans (piano, harmonie, contrepoint, direction d’orchestre, orgue d’église, plain-chant grégorien, trombone), Michel Colombier découvre l'improvisation à 11 ans et le jazz à 14.
S'opposant dès lors à la séparation des genres, à leurs cloisonnements et aux hiérarchies musicales, il se fera renvoyer du Conservatoire National Supérieur de Musique où il fut inscrit après son service militaire.
Ce… bannissement sera sa chance : l'ayant pris comme pianiste puis arrangeur, le compositeur Michel Magne le présentera à Eddie Barclay qui l’engagera comme directeur musical de sa maison de disques.  Le marché américain le découvre ainsi bientôt par son arrangement du premier album en langue anglaise de Charles Aznavour produit par Quincy Jones.  Serge Gainsbourg, Barbara, Petula Clark ensuite tiennent à sa collaboration dont germe l'amitié fidèle et forte, et par quoi s'ouvriront des portes (studios Universal, Herb Alpert, propriétaire des disques A&M) et se multiplieront les collaborations et créations, dont Wings, salué comme “la première symphonie pop” et “le premier oratorio rock”, et qui lui vaudra d’être salué par la presse internationale comme l’égal de Bernstein, Gershwin et Zubin Mehta.
Georges Guétary avait, en fin des années 80, projet de demander à Serge Gainsbourg de lui écrire des chansons; Michel Colombier, qui sait, en aurait peut-être été le compositeur; ce rendez-vous manqué (Serge Gainsbourg est mort peu de temps après) l'aurait peut-être sorti du "charme obligé" qu'aura, décidément, imposé le destin...   On peut néanmoins supposer que Georges Guétary appréciait Michel Colombier bien autrement que pour une parenthèse d'arrangement, voire d'accompagnements de moins de dix chansons quand on sait que c'est à lui, en 1988, qu'Hélène Guétary fit appel pour son ABRACADABRA...
• Source principale :
le site officiel de Michel Colombier.
• Articles francophones les mieux libérés à notre sens :
- celui de Bruno Lesprit
dans Le Monde du 19/11/2004
- celui Norbert Creutz
dans Le Temps du 19/11/2004
• Merci à la lecture vigilante de Patrick Boulanger :
elle a permis une correction et une amélioration
de très bon aloi.

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